Les compulsions alimentaires, comment eviter ?

« C’est plus fort que moi, en fin d’après-midi, je file dans le placard et je termine le paquet de gâteaux. »

« Quand je mets le nez dans la tablette, je la finis »

« Je me sens mal dans ma peau »

« Je suis irritable »

« je dors mal. »

C’est dans ces termes que les patient(e)s parlent de leurs compulsions alimentaires.

Médicalement, ce syndrome de compulsions alimentaires correspond à un épuisement du stock de l’organisme en sérotonine.

La sérotonine est une molécule qui permet de transmettre l’information au niveau du système nerveux central. Notamment les informations concernant la faim et la satiété, l’humeur, le sommeil…

Tant que le stock de sérotonine est correct, tout se passe bien, les gens sont détendus, le sommeil est tranquille et récupérateur, le comportement alimentaire est raisonnable.

Lorsque le taux baisse pour divers raisons, apparait ce que nous appelons le  «syndrome de sérotonine basse » caractérisé par certains  de ces cinq signes :

– pulsions pour le sucré, surtout en fin de journée,

– agitation, stress, irritabilité,

– troubles du sommeil,

– syndrome prémenstruel,

– autres dépendances (alcool, tabac).

Il est important d’identifier ce syndrome au moins pour deux raisons.

La première est de sortir du cercle vicieux de la culpabilité. Quand il y a un problème physiologique en dessous, la volonté n’a pas longtemps le dessus. Puis la culpabilité entraine de la dévalorisation ( »je ne suis pas capable de … ») qui elle-même accentue le stress qui accentue les fringales, etc…

La seconde est qu’il existe des solutions par rapport à ce problème. Il est impossible d’administrer de la sérotonine directement, l’organisme est obligé de la fabriquer lui même. Par contre, la sérotonine est fabriquée à partir d’un acide aminé, le tryptophane. Nous pouvons enrichir l’alimentation en tryptophane, qui une fois dans l’organisme, va se transformer en sérotonine et corriger cette insuffisance.

Une des grandes causes du syndrome de sérotonine basse est la consommation d’aspartam. En effet, l’aspartam est aussi un acide aminé et il utilise les mêmes transporteurs que le tryptophane pour être absorbé. Ainsi, si l’intestin est  »inondé » d’aspartam à zéro calorie, le tryptophane baisse et la sérotonine n’est plus fabriquée.

On pourrait dire que le danger des compulsions alimentaires ne vient pas toujours d’où on l’attend !

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